Le
premier acte, sur lequel le nom de Vignols figure, date de 766. Très
tôt identifié comme un site gallo-romain, Vignols tire son nom de ... la
vigne, importée là par les romain.
Le fief sera offert aux chanoines de l'évêché par Pépin le
Bref vers 750 au lendemain de la bataille d'Yssandon. Mais les Saints
Pères ne sont pas bons gestionnaires et le parlement de Bordeaux est
saisi à deux reprises d'arpentements conflictuels. L'église tombe en
ruine et le clocher s'écroule. Construite au XIIeme siècle, la
partie la plus ancienne de l'église porte un toit en ardoise dont les
maisons du bourg sont elles aussi couvertes. Son clocher a été édifié au
19e siècle. Le choeur en est la partie la plus ancienne, avec ses
colonnes, ses scultures et ses fenêtres en arc plein cintre.
Un tiers de la commune était, alors consacrée à la vigne. Au
XVIIIe siècle, on produisait ici plus de 2000 barriques de ce doux
nectar par an.
Les cabanes à vignes, construites par les vignerons,
permettaient de se protéger des intempéries, mais aussi de ranger les
outils et, parfois d'abriter un pressoir.
Les ardoises sont le fruit des carrières locale. De
plusieurs "puits" on a extrait le shiste qui, une fois fendu donnait
l'ardoise du pays que l'on peut voir sur les toits des maisons de
Vignols. Les "ardoisières" ont été exploitées dès 1770. Elles connurent
une grande animation entre 1850 et 1940 et furent définitivement
abondonnées en 1947.
Jusqu'à
la première guerre mondiale la prospérité de la commune venait
essentiellement de l'agriculture et des carrières d'ardoises.
La construction du chemin de fer Limoges-Brive, en 1872,
apporta, en plus de sept magnifiques viaducs en pierre de taille, un
moyen de transport pour les productions locales.
La vigne fut peu à peu abandonnée, suite à l'invasion du
Phylloxéra, au profit d'autres cultures comme la pomme de
terre.
En 1905, on expédiait plusieurs tonnes de cèpes par semaine, à l'automne !!
Puis, comme toutes les petites communes, Vignols a payé un
lourd tribu à la guerre : 45 jeunes hommes ont été tués! Les résistants
prirent le maquis dans les forêts environnantes.
De 1300 habitants avant la guerre, l'effectif de la population est passé à 585 en 1989.